Rémunération ou dividendes : un arbitrage qui touche aussi le patrimoine du dirigeant

Se payer en salaire ou en dividendes n’a ni le même coût, ni la même protection sociale, ni les mêmes effets sur le patrimoine.

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Rédigé par
Sabrina Abbey
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Le dirigeant d’une société peut être payé par une rémunération, par des dividendes, ou par les deux. L’arbitrage se raisonne autant au niveau de sa situation personnelle qu’à celui de l’entreprise.

Deux façons d’être payé

La rémunération est une charge de la société : elle supporte des cotisations et ouvre des droits sociaux, pour la retraite comme pour la prévoyance. Les dividendes sont prélevés sur le bénéfice après impôt, décidés après l’approbation des comptes, et imposés selon leurs règles propres : prélèvement forfaitaire unique ou, sur option, barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Des règles qui dépendent de la forme de la société

Dans une SARL dont le gérant est majoritaire, une partie des dividendes peut être soumise aux cotisations sociales au-delà d’un seuil calculé sur le capital et les apports. Dans une SAS, ils n’y sont en principe pas soumis. La même somme n’a donc pas le même coût d’une forme à l’autre.

  • De quel revenu avez-vous besoin, et à quel moment ?
  • Quelle protection sociale souhaitez-vous conserver ?
  • La société doit-elle garder sa trésorerie pour investir ?
En bref : il n’y a pas de réponse unique ; l’arbitrage se chiffre à partir de votre situation personnelle et de celle de la société. Voir le conseil en gestion de patrimoine.

Une décision qui se prépare

La rémunération se décide pendant l’exercice, les dividendes après la clôture. Préparer l’arbitrage en cours d’année, chiffres à l’appui, laisse le choix ouvert plutôt que de le constater une fois l’exercice terminé.

Vous préparez votre fin d’exercice ? Faisons le point.